Ghislaine VALADOU

Artiste plasticienne

Collage et Peinture numérique

Un peu de biographie
 

Ghislaine Valadou que je connais bien a eu plusieurs vies.....

Une enfance à La Machine dans la Nièvre, entourée de ses grands parents polonais. Les rues noires du charbon de la mine, les maisons des mineurs sentaient l'encaustique et l'eau de javel. Elle m’a raconté que les mains de sa grand-mère qu’elle appelait « Babouche » sentaient la pomme de terre. Durant les heures d’ennui, elle regardait assise sur le trottoir les nuages qui ressemblaient aux édredons en duvet de cane  "pierzyna" que les femmes polonaises confectionnaient, en se racontant des histoires.

A 8 ans elle arrive définitivement à Paris vivre avec ses parents.

Elle verra beaucoup de films, des polars et des westerns de série B, car chaque fin de semaine elle va au cinéma, son père et sa mère travaillent tous les deux au cinéma " le latin" 32 boulevard St Michel, on lui apprend le numéro de téléphone par coeur si jamais elle se perdait à Paris : Danton 81- 51.

A 12 ans elle va en pension chez les soeurs de St Vincent de Paul dans le 13ème, non par pratique religieuse de ses parents, mais c'est la seule école qui reste avec une place libre de pensionnaire en septembre.

Cette notation apparemment ne semble pas importante, et pourtant quelques années plus tard naîtront une série de dessins non publiés à ce jour : « mes soeurs » recueil connu uniquement de ses amis.

Après quatre années d'études de dessin rue Cler, elle obtient le diplôme d'Arts Appliqués section publicitaire, c’est là qu’elle a tout découvert de l’Art, du cinéma de la nouvelle vague, du théâtre. Elle apprend tout de ces Professeurs, qui deviennent sa famille artistique : Sophie LEROUX, Claude NASSIET, Pierre CHABIN, Jean-lou RAINA.

Durant trois ans elle fréquentera l'Ecole Nationale des Beaux arts de Paris section peinture travaillant parallèlement en professeur auxiliaire de dessin de la ville de Paris durant cinq années.

Elle est aux Beaux-arts en 68, elle fait les manifs, se met en grève, au désespoir de son père qui la voit dans la rue devant les grilles des Beaux arts faire la quête pour les ouvriers de l’usine Renault de Flins !, « ouvriers-étudiants-même-combat », « Ce-n'est-qu'un-début-continuons-le-combat ! » « L'imagination au pouvoir ! » « Sous les pavés, la plage ! »

Après les grèves, les poches vides, elle achète une « cady » à un copain qui part au service militaire, elle part garder des enfants (Paris-Quiberon 500 km en 2 jours !), très beaux souvenirs de ce couple d’enseignants qui l’ont hébergée et de la soirée passée avec eux, ils sont avides de l’entendre raconter tous les récits des évènements de ce mois de mai révolutionnaire, les journaux de province en leur possession faisaient ont fait leur Une sur « Paris la ville à feu et à sang ! » moi aussi je me souviens  que les épiceries se sont trouvé dévalisées, d’huile, de boites de sardines, de sucre, de farine, de pâtes !!!....

Après une petite semaine de baby-sitting à Quiberon, on l’invite à poursuivre mais... à Barcelonnette (1125 km en 4 jours de cady !) Je  ne sais pas si le nom vient du « caddie » de supermarché, mais, La mobylette « cady » s’avère idéale pour la gréviste de mai 68 qu’elle était ! 2l/ 100km, vitesse de pointe 33km/h, après 2 semaines de re-babby-sitting elle rejoint ses parents qui arrivaient dans la nièvre, 504 km en 2 jours, la dernière journée de route sous une pluie battante dont 4 heures de route de nuit, avec l’éclairage digne d’une pile wonder qui aurait la tremblote ! elle arrivera tellement épuisée de ce parcours, qu’elle ne dira rien, elle fera profil bas mais, laissera sa « cady » à sa cousine et la mort dans l’âme de ne pas  pouvoir ramener sa mob en auvergne !!

En 70 après son permis, elle achète une voiture, comme elle n’a aucun sens de l’orientation, certains soirs, après avoir ramené tout le monde, elle mettra parfois trois heures pour rentrer chez elle. Un dimanche après-midi à Clichy devant un café au soleil avec sa copine Elisabeth après quatre heures de discussion, sa décision est prise, elle vend sa simca 1000 elles partiront à pied, sac au dos, faire un reportage audio, qu’elles vendront à l’arrivée, avec leurs carnets de croquis. Elles  ont bien traversé la France, elles ont bien fait un carnet de voyage, mais elles n’ont rien vendu du tout, ni pendant ni après.  Le magnétophone du reportage du siècle avait été largué joyeusement  à Lyon chez les parents d’Elisabeth, le sac à dos sans armature s’en est trouvé allégé de 2kg.

En 1972 elle rencontre celui qu’elle demandera en mariage 15 ans après Rafael ESTEVE. De cette rencontre naîtront  deux enfants Ophélie et Lorenzo, trois spectacles, des représentations, des animations...

En 1979 sa vie va prendre un nouveau tournant, à la suite de leurs participations à elle et Rafael à un spectacle qui n’a pas été vendu comme prévu. Pour rembourser l’emprunt aux amies, Ghislaine  prend un poste à temps plein, dans le champ du social, cette parenthèse sera brève pense-t-elle, juste le temps d’assurer le contrat d’un an .... mais la vie est pleine de surprises ... et de projet en projet, de rencontre en rencontre, de ville en ville, l’aventure a durée 27 ans.

D’une Maison des Femmes à Cergy à une Maison de la Solidarite à Gennevilliers, durant ses 27 ans, elle n’a jamais cessé de travailler pour elle, le dessin, la peinture. Cette grande porte de liberté qui s’était ouverte quand elle avait 15 ans ne pourra plus jamais se refermer.  elle a stocké durant ces années là, des photographies sans rien montrer, ce n’est qu’en 2009 avec la première exposition à St Denis que l’on découvrira son travail.

                                                                         Sonia Wrobel

 

CREATION DE SPECTACLES DE MARIONNETTES

avec RAFAEL ESTEVE et la troupe des BACBODOC’S

 

1972 - « il était une fois une souris » théâtre d’ombres

1973 - « Lorette veut un bleueueeuuurrrr… » théâtre d’ombres

1980 – « Chicha, Chicho, Chichou » opérette, musique de Christian DENTE

1981 – «  voyage pour l’amour d’un épouventail » texte de sabine BELLOC, Mise en scène de daniel SANZEY production MJC Daniel FERY Nanterre

1986 – « Les vaches » de Marcel AYME, Mise en scène de daniel SANZEY avec le Théâtre de la carrière au loup

 

 

FILMS

1975 - « les chiffonniers du merveilleux "d’AntoineLEONARD TF1

1977 - « H2O ou le babaïtou enchanté » de Françoise LE HERISSEY

1985 - « Si près, si loin de ces femmes d’Argenteuil » de Geneviève BASTIDE TF1

1988 - « Pourquoi les oiseauxchantent ? » d’Hélène CHATELAIN

 

EDITION

 

2011- avec leur poupée 

       - Cent paroles racontent l’histoire des femmes de                  Gennevilliers

       - 11 recettes faciles 

 2012- Du préfabriqué au pôle civique 

         Le service public en mouvement

 

 

 

EXPOSITIONS

2009  ADADA St Denis / 63+36

 

2010 Maison du développement culturel Gennevilliers.

            « … la lumière du couloir était éteinte, quand                     j’ouvris la porte. »

 

2012  Centre culturel Max Juclier Villeneuve la Garenne.

          « … et c’est peut-être dans ce rien que tout se                     passe. »

 

2013  Maison du développement culturel Gennevilliers.

            « … et pendant ce temps-là j’attendais le                           tramway… »

          - Portes ouvertes des Ateliers d’Artistes / Asnières,                   Colombes, Bois Colombes, Gennevilliers.

          - Centre culture et patrimoine de Gennevilliers (expo               collective)

 

2014  Cité des métiers et des Arts à Limoges (expo collective)

          - Hôtel de ville St Ouen l’aumône (expo collective)

          - Portes ouvertes des Ateliers d’Artistes / Asnières,                   Colombes, Bois-Colombes, Gennevilliers.

 

2015 Maison du développement culturel Gennevilliers.

           « … le robinet gouttait sur le citron, il n’y avait                   rien d’autre à voir. »